Abou Bakr As-Siddiq (Que Dieu soit satisfait de lui) est le 1er calife de la communauté musulmane (Oumma).
C’est lui qui, après la mort du prophète (Paix et Bénédiction sur lui), a réalisé l’unité de la péninsule arabique et a organisé les missions pour répandre l’Islam.

Il est né deux ans après le prophète Mohammad.
Il appartenait à la tribu des Quoraich à la Mecque (clan des Banou Taïm).
Ses parents et sa famille en général étaient connus pour leurs bonnes mœurs et leur bonne éducation.
Son père s’appelait Othman et sa mère Salma.
Elle était connue sous le nom d’Oum al Khair (la mère du Bien).
Dès son plus jeune âge Abou Bakr était respecté par tous.
Il avait la réputation d’être un homme intègre, bon et juste.
Il était de ceux qu’on consultait pour régler les litiges.

Rapidement il se lie d’amitié avec le jeune Mohammad (PBDSL) et, quand ce dernier reçoit la révélation, Il est le 1er homme à le croire et à le soutenir.
Après que le prophète ait annoncé publiquement sa mission, Abou Bakr est allé le rencontrer et lui a dit : « Par Dieu ! Je ne t’ai jamais vu mentir.
Tu es d’une grande honnêteté et tu es connu pour tes nobles qualités.
Tends la main pour que je porte le serment d’allégeance ! »
Le prophète Mohammad (PBDSL) rapporte « O peuple ! Je suis le messager de Dieu auprès de vous. Vous m’avez répondu : menteur ! Sauf Abou Bakr qui lui m’a cru » rapporté par Al Boukhari Abou Bakr a accompagné le prophète tout au long de sa mission.
Le moment le plus fort étant son voyage avec lui vers Médine lors de l’Hégire.
Cette émigration est le point de départ du calendrier musulman.
Cet épisode est relaté dans le Coran «Son compagnon qui se trouvait avec lui dans la grotte et à qui il disait, ne t’attriste pas, Dieu est avec nous» Sourate 9 verset 40 Abou Bakr était très généreux.
Il a dépensé toute sa fortune au service de la mission du prophète et pour aider les musulmans persécutés.
Il a notamment beaucoup dépensé pour racheter leur liberté à de nombreux esclaves tels que Bilal, le 1er muezzin (appelant à la prière) de l’histoire.
Abou Bakr, de par sa proximité avec Mohammad (PBDSL) fut l’un des plus éminents connaisseurs des aspects juridiques de la nouvelle religion.
C’est l’un des seuls, avec ‘Omar, ‘Ali et Othman, qui pouvait donner des avis juridiques du vivant du prophète.
Le prophète cautionnait cela puisqu’il désignait régulièrement son compagnon pour diriger les prières à sa place.
Abou Bakr avait en outre mémorisé la totalité du Coran.
Tirmidhi a rapporté que ‘Omar ibn al Khattab (Que Dieu soit satisfait de lui) a dit «Abou bak rets notre maitre et il est le meilleur d’entre nous.
Il était le plus aimé d’entre nous par le messager de Dieu».
A la mort du prophète (BSDL) Abou Bakr entendit ‘Omar, alors sous le coup de la tristesse, menacer toute personne qui affirmerait la mort de l’envoyé de Dieu.
Il prit alors la parole pour dire : «O peuple ! Que ceux qui adoraient Mohammad sachent que Mohammad est mort.
Et quand à ceux qui adorent Dieu, qu’ils sachent que Dieu est Vivant et ne meurt pas !» Il voulait signifier que le prophète n’est qu’un messager parmi ceux qui l’ont précédé pour annoncer la religion de Dieu aux hommes.
Après son élection en 632, va marquer son mandat de l’empreinte de la sincérité.
Son 1er sermon fut le suivant : «J’ai été désigné à votre tête et je ne suis certes pas le meilleur d’entre vous.
La vérité est un dépôt qui m’a été confié, j’y veillerais.
Le plus faible d’entre vous sera auprès de moi le plus puissant.
Si vous me voyez sur le droit chemin, suivez-moi et si vous voyez que je m’en éloigne, alors corrigez moi» (Ibn Ishaq – Ibn Sa’d) Durant sa mission qui a duré 2 ans, trois mois et 8 jours, Abou Bakr a eu le temps d’organiser le nouvel état, constituer la trésorerie publique et mis en place un registre des donations qui donnait la même valeur entre les Hommes, les femmes et les esclaves.
Il organisa l’état avec des secrétaires (ministres) pour chaque fonction et organisait un comité consultatif (Choura) pour chaque décision stratégique.
Abou Bakr est également le 1er à avoir pris la décision d’assembler le Coran, alors reparti sur des supports divers (feuilles de palmiers, omoplates de chameau, parchemins…). Après l’assemblage, le Coran fut appelé «Moushaf».
Malgré le fait qu’il soit en permanence avec le prophète, Abou Bakr n’a transmis que 42 hadiths. La raison est qu’il a dû rapidement prendre en charge les affaires de l’état, ce qui était évidemment très chronophage.
Abou Bakr (qu’Allah l’agréé) s’est éteint le 2& du mois de Joumadia, en l’an 13 de l’hégire (634) après une maladie déclarée seulement quelques jours plus tôt. Il est enterré à Médine aux côtés de son ami Mohammad (PBDSL) le dernier des prophètes.